La Légende de KHEPRA - Le Charme de la Renaissance
Publié par Céline GUYOT dans Légendes de la Maison d'Isis Le
02/08/2026 à 22:18
Dans la Maison d’Isis, les anciens racontent qu’il existe, sous les sables, un chemin que nul regard ne peut suivre.
Il ne conduit vers aucun temple.
Aucune ville.
Aucun trésor oublié.
Il avance simplement vers l’aube.
On dit qu’autrefois, lorsque la nuit semblait refuser de céder sa place, un petit scarabée apparut au pied des dunes.
Il progressait lentement.
Sans jamais s’arrêter.
Les voyageurs qui l’aperçurent se moquèrent d’abord de sa taille.
Comment un être si petit aurait-il pu ouvrir un chemin dans une nuit si vaste ?
Mais le scarabée continua.
Un pas.
Puis un autre.
Et encore un autre.
À mesure qu’il avançait, une faible lueur naissait derrière l’horizon.
Les voyageurs levèrent les yeux.
Le jour revenait.
Certains affirmèrent que le scarabée avait poussé le soleil jusqu’au ciel.
D’autres prétendirent qu’il avait seulement reconnu sa lumière avant tous les autres.
Les anciens, eux, ne tranchèrent jamais.
Ils racontent seulement que, depuis cette nuit, le scarabée reprend sa marche chaque fois qu’un chemin semble achevé.
Il n’efface aucune trace.
Il n’emporte aucun souvenir.
Il avance avec tout ce que la route lui a confié.
Et lorsque ses ailes s’ouvrent enfin dans les premières lueurs du matin, ceux qui l’observent comprennent qu’une renaissance ne commence pas toujours par un grand bouleversement.
Parfois ...
elle commence par un seul pas que l’on croyait ne plus pouvoir accomplir.
Depuis lors, celle qui marche devant l’aube porte un nom que les habitants de la Maison d’Isis prononcent avec respect :
Khepra.